

Première: 3 Avril 2007 - Nieuwpoorttheater, Gent
Spectacle parlé et surtitré en français et en néerlandais.
La rencontre explosive du théâtre de texte et de breaks musicaux.
Selection Festival du Théatre 2007
Du rapport du jury : « Un spectacle qui provoque bien des réactions et ne laisse personne indifférent. Un représentation pertinente, actuelle, étayée par un style de jeu hautement personnel et le choix du matériau. » Presse : « Bien que Ben Chikha et Zeguendi ne dédaignent pas de monter aux barricades, ils savent éviter les visions univoques, en se jouant avec intelligence des attentes, des clichés et d’eux-mêmes en tant que performeurs. On ne sait finalement jamais qui sont ces We people, qui ne sont jamais explicités. » (Ramblas – Klara)
We People : un cri de rage prolongé d’une génération ‘perdue’.
« Le théâtre qui se prétend parfois être un pou dans la fourrure de la société est plutôt extrêmement rangé. Nous, les gens, ensemble pour un bon moment de fiction. We People est le contraire » (De Morgen)
La scénographie se distinguera par une sobriété extrême, l’énergie brute du récit nécessitant une scène dépouillée. Pour ce qui est de l’interprétation, le projet est de faire appel à deux comédiens : Zouhaïr Ben Chikha et Mourade Zeguendi, qui ont collaboré sur de nombreux projets depuis Niet alle Marokkanen zijn dieven d’Arne Sierens. We people (who are darker than blue) est né de la réalité flamande bruxelloise et de la colère que peuvent engendrer les inégalités flagrantes constatées. Mais la colère ne suffit pas à faire un spectacle : elle doit être rendue perceptible au public de façon subtile. Et s’il y a des moments drôles (voire très drôles), d’autres passages ôteront à beaucoup de spectateurs l’envie de rire, en présentant la tragédie sous son jour le plus cru.
Deux angles d’attaque, deux fils rouges forment la trame de la pièce. La première intrigue, interprétée par Zouhaïr Ben Chikha, s’inspire d’un passage d’un livre du mystérieux écrivain Paul Smaïl - La Passion selon moi, qui est un roman fait de fragments. Quelle est l’influence du travail – et surtout de la perte de celui-ci – sur la vie sociale et psychique de l’individu ? En effet, la perte d’un emploi n’implique pas seulement la perte des revenus, mais aussi celle du respect. Et l’absence de perspectives d’un avenir digne peut conduire à des extrêmes. Celui qui n’a pas de travail se voit exclu de la société. « To have or not to have a job », telle est la question.
Le spectacle traque le moment où tout bascule, où la perte de dignité devient trop lourde à porter et tout sens de l’honneur est anéanti. Quand la bataille est-elle définitivement perdue ? Zouhaïr ne s’intéresse pas aux gros titres racoleurs des journaux, mais à la genèse d’un drame familial. La deuxième intrigue de We People, interprétée par Mourade Zeguendi, a pour point de départ le film My son the fanatic (Hanif Kureishi, 1998), qui nous présente une famille pakistanaise sans histoires parfaitement intégrée dans la société occidentale. Déçu par cette dernière, le fils sombre dans l’extrémisme le plus radical, cherche son salut dans le fondamentalisme musulman et finit par se faire sauter.
production : Union Suspecte
en collaboration avec KVS, Nieuwpoorttheater, CC Genk
acteurs : Zouhaïr Ben Chikha et Mourade Zeguendi
musicien : Tim Gistelynck
texte : Zouhaïr Ben Chikha, David Strosberg, Ruud Gielens, Hosni Zahri et Mourade Zeguendi
mise en scène : Ruud Gielens
dramaturgie : David Strosberg
Conception lumière: Ruud Gielens
Technicien lumière: Stéphane Vernimmen
Technicien Son: Dimitri Joly
Affiches: Sarashoot / Onsontwerp
Photos: Bart Grietens
Remerciements particuliers à Hosni Zahri, Karel Clemminck, Haider Al Timimi
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